samedi 26 novembre 2016

Tempête

La fin du mois de Septembre a été plutôt mouvementée, car nous avons été frappés par une tempête tropicale, la plus importante que le South Australia ait connu depuis 20 ans !
 Elle était annoncée pour le mercredi 28 septembre, mais quand je suis partie au travail, il faisait plutôt soleil et il faisait chaud, alors je me suis dit que la météo nous jouait encore des tours -oui, parce qu'ici, la météo n'est absolument pas fiable même à deux jours !-. Donc je suis allée au travail sereine. Et puis à 15, il a commencé à pleuvoir très fort, mais rien de bien méchant que de la pluie et une luminosité très faible. Puis le vent est arrivé, fort aussi, mais j'avais déjà vu pire -tempête de 1999 bonjour !-

Aux alentours de 16h, d'un seul coup tout s'est éteint : coupure de courant ! Au revoir mes résultats en cours sur l'ordinateur... En plus de ça, comme je travaille dans un labo, il y a une hote, et l'électricité coupée, elle ne peut plus fonctionner, c'est pour cela qu'une alarme c'est déclenchée, et impossible de l'arrêter. D'un commun accord, nous sommes donc sortie dehors avec l'autre française qui était avec moi. Et là surprise ! La ville est complètement noire ! Le temps est très couvert comme s'il faisait nuit, mais il n'y a surtout plus d'électricité nulle part ! Les feux sont en panne également, or ici impossible de traverser la route sans feu piéton... Mais des gendarmes sont installés à chaque carrefour pour faire la circulation sous la pluie battante.

 Je me dépêche donc de gagner mon arrêt de bus pour rentrer au plus vite me mettre au chaud. Et là je découvre un spectacle nouveau pour moi : la circulation est unidirectionnelle, toutes les voitures quittent la ville, donc embouteillages monstres, et surtout les trottoirs sont bondés : sans aucune exagération, il est impossible de bouger ou même de tomber parce qu'on est tous serrés. Tout le monde attend les bus et c'est une foule inquantifiable.


J'ai eu cependant beaucoup de chance car j'ai pu monter dans le premier bus qui est arrivé, et j'ai même eu de la place assise car je le prend au terminus. Mais d'autres ont été bien moins chanceux, car le bus était plein après seulement 2 arrêts (sur les 55 de la ligne) et il a refusé du monde. Je m'imaginais difficilement comment la foule du centre-ville allait pouvoir s'évacuer à se rythme là.
Dans le bus un homme lisait le journal à voix haute sur ton téléphone et il nous a appris que la coupure d'électricité frappait en fait tout l'état du South Australia ! Un état entier plongé dans le noir, ce que la presse à nommé le "total blackout". La tempête avait causé la chute d'une tour électrique principale alimentant tout l'état non loin de Victor Harbour. Bon, eh bien il va falloir prendre son mal en patience... Je décide d'écouter un peu de musique et puis je me ravise vite : 3% de batterie restante, et évidemment plus d'électricité pour recharger... ça va être fun, puisqu'il faut que j'apelle Alison pour qu'elle vienne me chercher à l'arrêt de bus.

Fort heureusement après 40 minutes de bus j'ai encore assez de batterie pour envoyer un texto, et Alison arrive bien vite pour me ramener à la maison. Nous nous dépechons de chercher toutes les bougies de la maison afin d'éclairer un peu, et puis nous prenons un repas froid. Pas de douche non plus puisque le chauffage marche au gaz, mais que le circuit contrôlant la chaudière s'allume avec l'électricité.

Et puis fort heureusement, vers 22h, j'entends Tim crier "power is back !", et c'est la fin de nos mésaventures. Pour Adelaïde à part cette coupure de courant et l'effondrement d'un toit, la tempête aura été relativement douce, mais j'apprendrais dans les journeaux que ça n'a pas été le cas dans tout l'état. Par exemple quelques routes inondées, et surtout des animaux pris aux pièges et secourus par les vétérinaires toutes la nuit, car c'est la "breeding season", et il y a des bébés animaux de partout dont beaucoup se sont retrouvés orphelins !



Je tiens à préciser que les quelques photos de cet article ne sont pas de moi, puisque bien évidemment je n'avais pas mon appareil avec moi, et je cherchais plus à m'abriter qu'à faire du tourisme à ce moment là !

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