jeudi 20 octobre 2016

Chambers Hike

 Après les pluies torrentielles de la semaine, il est grand temps de sortir ! Je suis donc partie marcher avec un ami dans l'intention de faire un circuit de randonnée autour des Waterfall Gully !

Mais voilà.... arrivée sur place, impossible de faire ce qui était prévu, car les intempéries de la semaine ont causé des glissement de terrains, et la plupart des circuits sont fermés (tous en fait), dont celui qui permet de voir les cascade ! Une seule des 6 cascades est visible, la première que l'on voit dès qu'on arrive sur le site avant même de choisir un itinéraire. Tant pis, nous ne verrons que celle là que nous admirerons un petit moment :




Mais nous sommes venus marcher, alors que pouvons-nous faire ? Une autochtone nous dit qu'elle peut nous montrer un sentier sympathique qui n'est pas fermé, si on le souhaite. Trop heureux de pouvoir faire une randonnée après notre déconfiture devant tous ses panneaux "CLOSED", nous la suivons. Le chemin dont elle parle est la boucle de Chambers Hike, qui a un moment donné propose un chemin pour aller jusqu'à la réserve de Cleland que nous avons déjà visité (voir articles précédents).

Nous remercions donc cette brave dame qui vient de sauver notre après-midi, et nous nous engageons sur les terrains glissant de Chambers Hike.
Le chemin n'est pas plat tout du long, mais il est parfaitement faisable physiquement. En revanche le sol est glissant et les intempéries ont laissé des marques, mais qu'importe, nous sommes aux coeur de la forêt d'eucalyptus Australienne. Eucalyptus ? " Mais c'est pas l'arbre des koalas, ça ?" Eh bien si ! Et c'est en ayant cette réflexion que nous avons levé les yeux et aperçu notre premier koala sauvage ! (Les précédents n'étant autres que ceux de Cleland). Eh bien croyez-moi ou pas, moi qui ai souvent la guigne, aujourd'hui nous avons été plus que chanceux ! Rappelons que le koala est un animal menacé d'extinction et présent dans seulement une poignée de parties du territoire Australien. C'est ainsi qu'au cours de cette randonnée nous avons pu observer pas moins de 13 koalas, dont 3 maman avec leur petits !


Ce fût des rencontres magnifiques, et je vous assure que même après le 12ème on ne s'en lasse pas ! Nous verrons d'ailleurs le 13 ème de très très près, car peu haut dans son arbre, à seulement 2 mètre de nous !



Mais nous avons aussi fait d'autres rencontres : un nombre impressionnant de Galah parrots, mais aussi des cacatoès à crête jaunes que j'ai enfin pu approcher de plus près (ils sont du genre timide en ville !), et quelques fleurs sauvages locales :


Nous avons décidé de pousser la randonnée jusqu'à Cleland plutôt que de terminer la boucle. Arrivé aux environs de la réserve, devinez ce qu'on a croisé juste devant l'entrée, mais en dehors des grillages ? Un kangourou sauvage ! Ou plutôt une pour être plus précise, car madame tenait en sa poche un petit ! Pour ce qui est des deux plus célèbres animaux emblèmes de l'Australie, la rencontre à l'état sauvage, c'est fait !



Et puis non rassasié de marche à pieds, nous sommes grimpés jusqu'au Mont Lofty, où se dresse un phare qui donne une vue sur les Hills d'Adelaïde. Le chemin grimpait beaucoup, mais encore une fois ça valait le coup ! Nous avons en effet eu la grande chance de croiser un kingfisher (martin-pêcheur), mais ceux d'Australie n'ont rien de communs aux nôtres, quelles couleurs !



Nous avons aussi bénéficié des chants à tue-tête des rainbow lorriquets :


Avant d'attendre enfin le bout du chemin avec son phare tant mérité !




samedi 15 octobre 2016

Hallet Cove conservation Park

Non loin d'Adelaïde se situe un parc qui préserve une zone de dunes et de formations géologiques à fleur de falaises, le long de la côte. C'est le Hallet Cove conservation park dans lequel je me suis rendue le 18 septembre.

Le parc à l'aventage d'être gratuit, et il permet de se promener le long d'un sentier aménagé par un board walk. J'ai donc eu une promenade agréable. Tout d'abord, il y a les falaises, qui sont impressionnantes, malgré la triste météo ce jour- là !


 

Et puis les dunes géologiques avec leur couleurs rouge et blanches, montrant les traces de l'oxydation du sol. On retrouve en particulier la grande star du parc : le Mont Sugar loaf (littéralement la montagne de sucre).






Le sentier mène également à un petit fleuve qui se jette dans la mer par une série de petite cascades :



Enfin, le board walk dispose d'un accès à la plage de galet  qui permet d'observer les falaises de plus près lorsque la marée est basse :


En somme c'est une balade très agréables à faire, et qui permet de voir de très jolis paysages !

Australian way of life !

Le week-end du 17 septembre, j'ai du travailler le samedi matin, mais j'ai quand même pu profiter de l'après midi pour me balader dans les quartier autour de la maison d'Alison.

Les quartiers résidentiels sont assez typiques, on y croise pleins des palmiers par milliers :





Et puis des maisons ! Les maisons australiennes sont assez semblables dans leur organisation : elles sont peu hautes : souvent pas d'étage, en tout cas au maximum 1 étage, et elles sont trèèès large, très étendues et imposantes à leur bases, j'ai pu en faire quelques clichés :





Par ailleurs, leur boites aux lettres sont assez simples, avec un système amovible pour indiquer si la boite au lettre est pleine, et comme aux USA, elle servent à tous les courriers, sauf le journal qui est lancé par un livreur, le plus souvent dans l'allée de garage, ou plus ou moins devant la paillasson !




On croise aussi beaucoup de bottlebrush trees : ce son des arbres aux grandes fleur rouges qui comme leur nom l'indique, ressemble aux écouvillons utilisés pour laver les bouteilles :


 Enfin, les quartiers sont comme partout animés du chant et des cacètement des oiseaux (surtout des perroquets !) comme celui des perruches que l'on retrouve de partout.
 

Mais l'on croise également beaucoup de Magpie. Attention, même si les Magpies sont des pies, elle n'ont rien de commun avec nos pies Européennes, celles-ci sont très agressives et vous attaquent par surprise en vous volant sur le crâne pour y planter leur bec ! D'ailleurs, en ville il y a plein de panneau mettant en garde les piétons et surtout les cyclistes ! En effet, ces petites teignes n'apprécient pas les casques des cyclistes, et d'ailleurs la plupart des cyclistes présentent des pics étranges plantés dans leur casques ( ils ressemblent a des martiens avec des antennes !) afin de se protéger des Magpies. Comme quoi l'expression le ridicule ne tue pas prend tout son sens pour les cyclistes australiens !
 

 

The Royal Adelaïde Show

La ville d'Adelaïe accueille chaque année un évènement très attendus par ses habitants : le Royal Show. L'évènement dure une semaine, et après un discussion avec Alison, il semblerait que se soit l'équivalent de notre salon de l'agriculture Français. Tous les Australiens autour de moi ne parlaient que de ça, j'ai donc décidé de m'y rendre. Eh bien ce fût une déception ! Croyez moi, nous les français n'avons pas à rougir de notre salon de l'agriculture !

En effet, dès que l'on passe le guichet, ce ne sont pas les animaux qui attirent l'attention, mais plutôt les manèges ! Le Riddley memorial qui accueille l'évènement ne ressemble qu'à une vaste fête forraine ! Les manèges sont de partouts, tout comme les chamboules tout, les vendeurs de glaces et de fairy floss (barbe à papa !). C'est la grande roue qui attire le plus l'attention, mais il y a pas loin d'une trentaine d'attractions !
 

 L'évènement est donc plus une source de profit qu'autre chose. D'ailleurs un pavillon entier est dédié à la vente de showbags : ce sont des sacs à thèmes contenant des goodies et vendus une fortune et l'on trouve de tout : le sac Nemo pour les enfants, le sac ghostbuster, le sac sport féminin (avec gourde corde a sauter, barres protéinées... etc). Il n'y avait pas loin de 200 possibilités de showbags.


Les animaux, nous avons donc du les chercher au milieu de ce bazar ! Alors bien sûr, comme à porte de Versailles, le salon est organisé en différents pavillons que nous avons pu explorer, mais quelle déception ! Les animaux étaient d'abord très peu nombreux, et parqués dans des espaces deux fois plus petits que ceux proposés chez nous ! Les vaches (2 races présentées uniquement) s'entassaient et n'avaient pas assez d'espace pour se coucher, les moutons étaient dans des parcs à peine assez grands pour qu'il puissent bouger, et ne parlons pas des chiens et chats et des reptiles. Les Australiens ne s'arrêtent pas là puisqu'il font payer le droit à toucher les animaux, notamment les reptiles et les oiseaux. Bref, dans l'histoire, ce sont les chevaux qui étaient les mieux lottis, dans des boxs de taille standard à celle des centre équestre; mais nous n'avons vu que 4 chevaux, on est donc loin de notre prestigieux salon de l'agriculture. Enfin, aucune dégustation ni vente de produits issus de l'agriculture n'étaient proposés, curieux pour un salon de l'agriculture, non ?






Déçus, nous avons donc parcouru le salon  en simple promeneurs. Nous nous sommes tout de même arrêtés un long moment dans les gradins du dôme central, qui n'est autre qu'une sorte d'hippodrome servant aux différentes expositions le long de la semaine. Le jour où nous y sommes allés, il n'y avait que 3 show auxquels nous avons assisté : une course de drones, puis des démonstrations de cascades à moto, et enfin un défilé de voitures plus ou moins tunées.




Bref, nous repartirons déçus du salon, mais nous aurons au moins appris quelques rudiments de la culture Australienne. Au moins nous pouvons dire "We have been to the Royal Show" !

vendredi 14 octobre 2016

La réserve de Cleland

Après ma première semaine de travail, le week-end arrive enfin, et j'avais hâte de pouvoir découvrir un peu le territoire australien. Pour ce premier week-end, j'ai donc décidé de me rendre avec un ami à la réserve de Cleland, situé dans les environs d'Adelaïde.


Le concept de cette réserve m'a plu : elle ne comporte que des animaux endémiques à l'australie, évoluant en semi-liberté dans leur milieu naturel, donc pas d'animaux en cage, uniquement des grands espaces toutefois clôturés pour délimiter le parc. En effet, il était hors de question pour moi d'aller dans un zoo et de voir des animaux en cage en arrivant ici. Je comptais bien voir les animaux à l'état sauvage et dans leur milieu naturel, mais les rencontres sont aléatoires et il faut avoir de la chance, la réserve de Cleland présentait donc pour moi un intêret double : m'assurer au moins une rencontre proche des animaux et également en apprendre un peu plus sur leur habitat et leur régime alimentaire afin de me rendre aux meilleurs endroits pour les apercevoir à l'état sauvage.

J'ai donc payé l'entrée du parc (maudique somme de 20 $, soit 14 euros), et également un petit sac de nourriture, car l'attraction principal de Cleland et que l'on peu approcher et toucher les Kangourous, les émeux, les oies, et les koalas !

J'ai commencé la visite par les animaux "intouchables" et peu libres : les carnivores et insectivores. J'ai donc vu  avec joie les reptiles, les dingos et bien sur mon premier diable de Tasmanie, et mon premier wombat !




Vient ensuite ma première approche d'un kangourou. Et bien, il y avait beau avoir des kangourous partout, ils étaient assez farouches, et même avec la nourriture, il a été très difficile d'en approcher enfin un, que j'ai a peine touché de peur de la faire fuir. Autre prétexte : il était deux fois plus grand que moi !


Mais qu'importe, car le parc héberge 6 espèces de kangourous ! Certaines sont donc plus farouche que d'autres, puisqu'à la fin de la journée, j'ai eu de très bon contacts avec une espèce plus petite ! Il s'agissait d'une maman portant son bébé dans sa poche marsupiale. Loin d'être faouche, celle-ci en voulait non pas à la nourriture, mais au sac en papier qui la contenait. J'ai donc eu l'occasion de la caresser, et même de nourrir et toucher son tout petit bébé ! Elle a quand même fini par manger dans ma main et j'ai pu apprécier son petit museau humide et sa langue toute chaude !





J'ai également été voir les émeus, mais je ne les ai pas touchés de peur de les déranger, ses oiseaux étant très farouches.


J'ai également été dans plusieurs volières pour découvrir les trèèès nombreuses espèces d'Australie, comme les Rainbow loriquet (ou Lorriquet Arc-en-ciel, facile celui-là !). Nous avons aussi recroisés quelques Galah parrots, mais ceux-là étaient sauvages.


Enfin, clou de la visite, les tants attendus koalas ! A Cleland, on peut les observer trois fois : une fois évoluant dans leur espace délimité et qu'on ne peu franchir, une fois (moyennant une petite queue) sur un arbre où il est permis de les toucher en présence d'un soigneur, et enfin il est possible de les porter moyennant un supplément de 27$ (plus cher que le billet d'entrée lui même !). Etant donné que je ne reviendrait pas de si tôt en Australie, j'ai payé le supplément, tant pis pour l'attrape touriste, l'envie de tenir une de ses grosses peluches est trop tentante. Mais avant de les porter, je suis allée les observer dans leur enclos, puis les toucher gratuitement à côté d'un soigneur. Eh bien croyez moi ou non, mais je n'ai jamais rien touché d'aussi doux ! C'est d'ailleurs pour cela que ces animaux étaient chassés, et qu'ils on bien failli disparaître à l'instar du dodo, car ce sont des proies très faciles ! Nous avons également appris qu'un koala a besoin de 16 essences d'eucalyptus différentes pour manger, c'est entre autres la raison qui fait qu'aucun zoo hors de l'australie ne présente des koalas : il est impossible de les maintenir en vie. Aucun ? En fait si on nous a expliqué que le seul zoo hors Australie y étant parvenue est un zoo Américain qui dispose d'une grande diversité d'eucalyptus.



Après s'être instruite, j'ai donc pu en porter un ! C'était un moment assez comique, car les soigneurs nous font enfiler une veste spéciale afin de se protéger des énooorme griffe de Mr Koala, puis ils nous disent de rester parfaitement immobiles, les bras le long du corps. Ils s'approchent ensuite de vous avec le koala dans les bras, et là c'est magique : le koala vous regarde et sans ordre ni poussé du soigneur, il vous grime dessus, et vous escalade comme un arbre ! Inoubliable ! Bien sur le soigneur doit rester à côté et donner quelques feuille d'eucalyptus a Mr Koala pour qu'il soit sage le temps de la photo et ne bouge pas de vos bras, mais c'était une expérience unique, bien qu'il faut l'avouer, c'est un cliché touristique. Mais le jeu en valait la chandelle !



Je conclurais cet article par la présentation d'un dernier animal, si petit soit-il, qui accompagne les visiteurs tout le long de leur visite, et que l'on retrouve partout dans les jardins, forêt, et parfois même en ville : le bandicoot ! Ces charmants petits rongeurs sauvages vous suivent de partout en sautillant, traversent le chemin, s'arrêtent et vous observent... bref, se sont l'équivalent des pigeons parisiens, mais ils sont si drôles qu'on ne se prive pas de quelques clichés !